BOOT-FITTING : Au commencement, les idées reçues d’un idéal

Note : cet article est une traduction de l’article  de David MacPhail “IN THE BEGINNING”. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

LES DEBUTS EN BOOT-FITTING

Avant de commencer à “bricoler” les chaussures de ski en 1973, je n’ai pas juste lu tout ce que je pouvais trouver sur le sujet de l’adaptation des chaussures de ski, mais j’ai dévoré chaque morceau d’information que je pouvais trouver. La supposition que je faisais à l’époque était que les experts dans le domaine non seulement savaient ce qu’ils disaient, mais ils avaient également la connaissance et la compréhension des principes sous-jacents pour appuyer leur position.

C’est à partir de cette hypothèse que j’ai commencé à modifier les chaussures de ski en faisant tout ce que les experts recommandaient. Je rembourrais la cheville pour la «soutenir» et la «stabiliser» dans le collier de la chaussure. Et j’ajoutais des calles sous les chaussures pour que les skis reposent bien à plat sur la neige. La grande percée pour moi, a été quand j’ai commencé à ajouter des semelles pour soutenir le pied. En moins d’un an, j’étais assez compétent dans mon métier pour que les skieurs commencent à me téléphoner depuis tout le Canada.

Donc, j’ai créé une entreprise nommée “Anatomic Concepts” et j’ai passé la plupart de mon temps libre à travailler sur les chaussures de ski. Mais alors que j’aidais beaucoup de skieurs, rien de ce que j’apprenais ou faisais ne m’aidait dans mon ski. J’avais encore du mal. Ma pensée est restée la même jusqu’à mon expérience avec Dave Murray et le «Saint Graal» (l’ajustement parfait de la chaussure de ski).

MES DEBUTS AVEC L’EQUIPE NATIONNALE DU CANADA

En 1977, Roger McCarthy, a qui j’avais modifié les chaussures, m’a présenté à Nancy Greene Raine au restaurant d’altitude “Roundhouse” à Whistler (Canada). Le timing était parfait. Les coureurs de notre équipe nationale de ski avaient des problèmes de chaussure. Ils avaient besoin d’aide.  c’était assez courant que je sois au bon endroit au bon moment. Nancy m’a emmené avec elle en avion à Calgary à ses frais et m’a présenté à l’équipe nationale et à Dave Murray (skieur de l’équipe nationale du Canada).

Elle a mis en place un accord de collaboration avec l’équipe, dans lequel j’était complètement indépendant. Nancy m’a aussi présenté à Glen Wurtele (coach national). À sa demande, j’ai commencé à travailler sur les chaussures des membres de l’équipe de ski “BC ski team”.

J’ai commencé à travailler avec l’équipe nationale en commençant par Dave Murray. Ma pensée à ce moment vis-à-vis de la nécessité d’immobiliser le pied et parvenir à un ajustement parfait “boot-Fitting idéal”de la chaussure avec le pied été en accord avec les “experts” de l’industrie.

Dave Murray n’habitait pas très loin de chez moi et on pouvait penser qu’il vivait à la maison. J’ai senti une occasion d’atteindre le Saint Graal du ski avec lui, un ajustement de la chaussure avec le pied si parfait que le pied serait rendu rigide et immobile.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, j’ai passé deux semaines à travailler des heures tous les soirs en fabriquant soigneusement un moule en vinyle de 1 mm d’épaisseur autour du pied et de la jambe de “Mur” et des coques de ses chaussures avec des inserts à l’intérieur du chausson.

LA DECEPTION

Lorsque Mur a finalement confirmé qu’il était “verrouillé et prêt” il est allé skier pour voir les résultats. J’ai attendu l’inévitable confirmation du succès et une certaine célébration. Mais au lieu de la bonne nouvelle attendue, Mur m’a appelé pour me dire qu’il pouvait à peine skier. Il avait peu ou pas d’équilibre et de contrôle. Je n’avais pas besoin d’être un génie pour savoir que l’industrie de la chaussure faisait fausse route et en particulier par rapport à la publication récente de l’ouvrage précurseur du professeur Inman, les articulations de la cheville “The Joints of the Ankle”.

Après cette expérience, je savais qu’il y avait bien plus de choses que ce que je comprenais. J’ai commencé à apprendre sur la physiologie humaine, en particulier, sur la mécanique, la biomécanique et la physique de ski. J’ai commencé à poser des questions difficiles pour lesquelles personne dans l’industrie n’avait de réponse. J’ai donc pris un chemin complètement différent.

Si l’ajustement parfait pouvait provoquer une importante inaptitude à skier sur l’un des meilleurs skieurs au monde, je pouvais seulement imaginer ce que ces restrictions non structurées avaient comme impact sur le skieur amateur moyen. Cela ne pouvait pas être bon. Pour moi, cela ne l’était certainement pas.

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