[Article] DOUTE et CONFIANCE dans la pratique du SKI

Par Arnaud Arriaga

Il y a des moments où vous éprouvez une envie irrésistible de vous confronter à la pente. De vous engager totalement. De sentir que « votre vie » est entre vos mains. Vous avez décidez d’entreprendre une action radicale qui, suivant son déroulement, peut mettre à mal votre intégrité physique.

Prêt, devant votre défi, vous vous sentez bien vivant. L’instinct sent que quelque chose d’extraordinaire se prépare, alors il met en branle tout son système d’alerte. Ce sont des sensations fortes et peu courantes. Du coup, vous sentez l’hésitation gagner du terrain.

Que faire ? Oser dépasser certaines limites ? Etre raisonnable ?

Tout un tas de chose se passe en vous, mettant à mal votre détermination. Vous y tenez à ce défi, pourtant, en vous se crée une tension entre le doute et la confiance. Alors, de nouveau cette question vous assaille.

QUE FAUT-IL FAIRE ?

Comprenez que ce binôme cette paire, doute/ confiance, est indissociable. Ce ne sont pas des états  opposés, mais complémentaires. L’un venant éclairer l’autre, tout autant qu’une jambe ne serait être efficace sans l’autre, même, si comme tous les skieurs, vous avez une préférence.

Alors cette efficacité dont nous avons abordé le sujet dans un article précédent (article) ne pourra être efficiente qu’à partir du moment où consciemment vous leur accorderez équitablement votre attention.

LE DOUTE

Prenez le doute, cette sensation floue qui vous bloque, le rejeter serait une erreur, prenez en soin. Il va, par exemple, vous permettre de réfléchir à des scénarios “catastrophes” ou des actions d’évitement, et le fait de les prendre en considération, empêchera votre premier cerveau, siège de la survie, d’enclencher des programmes de protections réflexes qui sont en général inadaptés au défi que vous vous lancez.

LA CONFIANCE

Puis voyez votre confiance, elle est là pour vous permettre d’élaborer de nouvelles stratégies. Venant en ligne directe de votre néo cortex, elle a cependant tendance à prendre du temps pour se mettre en action. Du coup, les sensations, le calme et les scénarios de réussite qu’elle est sensée vous procurer, ne viennent qu’après celle de la survie, il vous faut donc persévérer.

En prenant conscience que ces deux états ont leur rôle à jouer, vous oserez, face à la pente, vous lancer les défis, qui font du ski une discipline de glisse passionnante.

 

 

 

Recherches utilisées pour trouver cet article :content
  •  
    35
    Partages
  • 35
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.