[vidéo] Comment bien CHOISIR ses CHAUSSURES de ski : Ce que vous ne SAVEZ pas forcément

Voici l’un des équipements le plus important en ski : la CHAUSSURE de SKI. Elle peut faire votre bonheur comme votre malheur. Elle peut fonctionner en votre faveur ou contre vous. Mais c’est surtout ce qui vous connecte au ski et à la neige. Donc voici, selon moi les points INDISPENSABLES à connaître quand on choisit sa chaussure de ski 😉

[vidéo] Comment bien CHOISIR ses CHAUSSURES de ski : Ce que vous ne SAVEZ pas forcément


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Salut à tous ! C’est Morgan du Labo du Skieur. Bienvenue dans cette nouvelle vidéo.

Donc aujourd’hui je vais parler de comment choisir ses chaussures de ski.

Alors, c’est un point qui me tient à cœur parce que c’est le premier point sur lequel j’ai beaucoup travaillé, beaucoup passé de temps. Enfin bref, j’ai fait un tas d’erreurs et il y en a beaucoup qui pourront en témoigner.

Mais bon, aujourd’hui pour moi, c’est réglé. Ça se règle aussi pour beaucoup.

Alors, je rappelle une chose très importante, c’est le fruit de mes réflexions, mes lectures, mes compréhensions, mon expérience et du travail partagé avec Arnaud.

Disons que l’approche est la même, elle est individuelle. On ne va pas chercher là à systématiser. On va avoir des points de contrôle mais pour vous, ça va être peut-être telle marque, tel modèle, pour moi ça sera un autre. Peu importe.

Toutes les chaussures, on va dire de haut de gamme, typés pour les bons skieurs sont des chaussures excellentes. Toutes les marques proposent des produits d’excellentes qualités qui fonctionnent très bien.

Le truc, ce n’est pas ça. Moi, je veux que moi, je fonctionne bien à l’intérieur de la chaussure. Et pour ce, j’ai un corps, une cheville, j’ai un pied qui fonctionne sur trois axes et il faut qu’il puissent fonctionner sur ces axes-là dans ma chaussure. Donc, je vais aller à la chasse, à l’investigation de tous les points qui m’empêchent, qui vont empêcher mon corps de fonctionner correctement. Quand je dis fonctionner, c’est-à-dire, on fait du ski, on a besoin d’être en équilibre. Donc, tous les points qui vont empêcher mon pied et mes jambes de créer naturellement un point d’équilibre.

Donc, il y a trois points dans les chaussures, on va les voir ensemble maintenant, je vais vous faire voir.

Le premier point, ça va être, déjà on va essayer la chaussure sans le chausson. On a retiré le chausson qui était à l’intérieur donc on se retrouve avec la coque totalement vide. Pourquoi ?

Parce que je veux savoir exactement quand je mets mon pied dedans, où mon pied touche, où il pourra me faire mal. Les points sensibles vont être l’avant-pied, les malléoles et l’arrière du pied.

Donc quand je mets mon pied dans la chaussure maintenant, je commence déjà à avoir mal aux malléoles ou ici, ou ici, ou ici. Il faut comprendre que quand je vais mettre le chausson, je n’aurais plus mal puisque le chausson est mou, mais au bout d’un moment sur la piste, au bout de X jours, ça va de toute façon me faire mal.

Donc, voilà comment on procède.

Donc premièrement, on va mesurer son pied. Alors là, bon il y a tout un tas d’appareils pour mesurer son pied dans les magasins spécialisés. Donc ça, c’est assez simple. Si vous n’avez pas ce moyen-là, très simplement, rapidement c’est simple, vous mesurez votre pied du bord du talon, donc talon contre un mur jusqu’à l’avant du pied ici. Vous mesurer en centimètre. Alors on peut avoir un pied comme moi qui fait 29 cm et 28,5 à droite. Alors évidemment, on ne va pas aller se torturer, on ne va pas acheter deux paires de chaussures, vous prenez la taille qui correspondra avec votre pied le plus grand. Sinon vous allez avoir les pieds qui font mal.

Donc une fois qu’on a choisi, par exemple j’ai un pied qui fait 29 en centimètre, si je transfère ça en taille de chaussure, c’est 29 mondo-point. Parce que mondo-point donc c’est le nom donné pour la taille des chaussures, donc vous dites 28,5 – 29, etc… 29 cm de pied égal un mondo-point en chaussure de ski, de 29, tout simplement.

Alors, vous entendrez parler aussi des 29 – 29,5 – 28,5. Alors toutes les coques sont données pour une taille. 28 et 28,5 c’est la même longueur. Le 28,5 se fait juste au niveau du volume à l’intérieur ou de la hauteur. Donc les fabricants jouent sur l’épaisseur de la semelle dans le chausson pour donner plus de volume ou moins de volume. Donc, une semelle fine, on aura un 28,5 et une semelle épaisse aura un 28.

Je vous fais voir. Donc, mon pied fait 29, j’ai une chaussure en 29. C’est parti, vous me suivez. Ce sont mes chaussures de ski.

Donc tout de suite, je cherche à positionner mon pied dedans. Donc je le mets ni trop en butée au fond ni trop en butée devant, entre les deux donc. Je viens de buter avec la pointe donc je recule un petit peu. Donc la première chose qui est importante à contrôler donc, c’est la longueur. Donc vous sentez que c’est bon, il y a de la longueur. Vous pouvez vérifier en venant à l’arrière ici s’il reste au moins un doigt, un doigt et demi. Une fois que les orteils touchent ici, voir si à l’arrière, il reste au moins un doigt, un doigt et demi à passer derrière le talon, c’est très bien.

Donc là, je le sens de suite si quand je suis debout, dessus, dedans mon pied s’étale. Et si, une fois que je suis comme ça, en flexion ou pas, je ne touche pas ni devant ni derrière.

Donc premièrement, la longueur.

Deuxièmement je vais dire, comment je me sens globalement dans la chaussure. Est-ce que je sens mon pied qui m’emmène le corps par là-bas ou est-ce que je sens que mon corps bascule de ce côté? Tout simplement, est-ce que je suis bien à plat dans la chaussure? Est-ce que je sens mon pied bien à plat. Donc qu’est-ce que ça veut dire pie bien à plat ? C’est que vous allez remarquer que s’il n’y a pas de poids sur mon pied, bah il va mesurer 10 cm par exemple. Si je mets le poids sur mon pied, il va s’étaler, c’est-à-dire ici il va s’étaler plus s’il a besoin, sur un pied, de plus d’espace et d’équilibre.

Donc cet aspect-là est le deuxième point important, la largeur du pied qui doit pouvoir s’étaler. Je me mets dans la chaussure, je dois sentir qu’il n’y a rien qui empêchera mon pied de s’étaler. À partir de là, on peut rentrer dans une chaussure de ski et sentir que hop, j’ai les bords qui sont de suite très présent. Donc ce n’est pas compliqué, c’est même très simple, il faudra faire en sorte d’élargir le plastique. Donc, c’est un travail de spécialiste. Ce n’est pas compliqué, mais je veux dire, il vaut mieux faire faire ça à un spécialiste. Donc chauffer les bords ici, comme j’ai dû faire sur cette chaussure par exemple. Moi, mon pied fait 11 cm et la coque faisait 98 mm, donc c’est 110 mon pied, la coque 98. Donc j’ai dû élargir sur la partie extérieure, le plastique, pour que mon pied puisse s’étaler jusqu’à ces 110 mm, voilà !

Donc une fois que j’ai la longueur et que j’ai mon pied à l’avant qui s’étale, ce qui est très important notamment du pied à l’avant pour l’équilibre, que je vous parlerai dans une prochaine vidéo, je vais contrôler les malléoles.

Alors, contrôler les malléoles, donc on peut voir dans le guide qui est en téléchargement sur le labo du skieur, c’est gratuit où j’ai expliqué un peu ça ; c’est de faire en sorte qu’une fois que je suis en équilibre sur un pied très important, la malléole intérieure et la malléole extérieure ne touchent pas le plastique.

Alors pourquoi sur un pied ? Parce que quand je suis sur deux pieds, je suis en position d’équilibre bipède, c’est-à-dire sur deux pieds. Donc j’ai les points de contact qui se font sur deux pieds et mon poids est réparti au centre de gravité qui projette ici. Donc mon poids est réparti sur les deux pieds, c’est très bien. Sauf qu’en ski, on passe du temps sur deux pieds, mais on passe du temps sur aussi un pied et plus de temps sur un pied dans un virage que sur les deux pieds. Donc il est important qu’à ce moment-là du virage où je vais être le plus sur un pied, où je m’équilibrerai le plus sur un seul pied qui est le pied extérieur au virage. Eh bien, mon pied a besoin de rentrer en pronation, de fléchir la cheville. Donc de m’assurer que je n’ai pas plastique, pas d’éléments matériels qui vont empêcher mon pied de se mettre dans cette position.

Donc je le contrôle en mettant un pied ici, voilà en équilibre et je remarque que ma malléole ne touche pas ce côté-là, elle en n’est pas loin, ni ce côté-là. Voilà, je suis sur un pied.

Si on a un point de contact ici de suite comme ça, pareil, il va falloir élargir la coque pour faire de la place pour que le pied puisse fonctionner sur ces trois axes.

Ces trois axes, c’est la flexion, sur cet axe-là ici-là en pronation, supination et rotation tout simplement. Donc deuxième point.

Et enfin, alors je pense que c’est, ils sont tous importants, mais celui-là il est vraiment super important. Pour être en équilibre, on a besoin d’avoir la cheville fléchie à un certain angle. Si je soulève ma jambe droite comme ça, j’ai un équilibre qui est précaire parce que mon pied est verrouillé et bloqué donc j’ai besoin d’un point d’appui. J’ai le poids à l’arrière, je suis  sur le talon, mais je n’utilise pas les trois points qui sont sous le pied pour me permettre d’être en équilibre. Donc, j’ai besoin d’avoir une cheville, je vais vous faire voir sans la chaussure, cheville qui se fléchit et là je suis en équilibre. Mon pied, on remarque qu’il est en permanence en train de trouver un moyen pour s’équilibrer. On voit que je suis en équilibre, je me sens bien, mais mon pied a besoin de travailler sur ces trois axes tout simplement. C’est comme ça. L’équilibre, ce n’est pas un mouvement figé, ce sont des micro mouvements. Et on voit bien le jeu ici nécessaire à maintenir l’équilibre. Si je mets ma cheville raide, j’ai moins d’équilibre, j’ai besoin de compenser. Dès que je fléchis ma cheville, c’est là où dans une vidéo avec Arnaud, on va parler de cette notion de souplesse et rigidité de la cheville. Mais dès que je fléchis ma cheville, je suis en position dynamique et là, j’active des muscles autour du mollet, autour des membres inférieurs, donc du tibia. J’active des muscles partout dans mon corps qui font en sorte de me tenir en équilibre. Quand je suis droit comme ça, ce n’est pas les mêmes muscles qui sont activés et je perds l’équilibre.

Donc dans les chaussures de ski, j’ai besoin de fléchir.

Alors je vais serrer au premier cran et je vais voir si cette chaussure me permet ou pas de respecter ça. Aller serrer au premier cran, c’est ce que je recommande dans le premier test. Et là, je fléchis ma cheville et je me mets à l’équilibre que j’avais sur le pied quand je l’avais hors chaussure. Là, je me rends compte qu’ici je suis très bien, je suis à l’équilibre. Je bloque la position. Et là, je remarque que j’ai suffisamment d’espace ici pour glisser la languette. Parce que quand tu auras le chausson, la languette se trouvera ici. Donc j’ai assez d’espace.

Le problème, c’est que dans beaucoup de cas, voire la majorité, on sert trop, voire beaucoup trop, ou la chaussure est très raide et on se retrouve. Donc là, comme la chaussure me va bien à moi, je vais devoir le forcer un petit peu, mais on va se retrouver, une fois qu’on sera fléchis ici contre le plastique. Le problème, c’est que, si là, on va en plus rajouter la languette, eh bien j’ai un tibia qui va reculer, qui va se mettre droit, et donc je n’aurais pas un bon équilibre et on va retrouver les mouvements parasites ou on va skier un petit peu comme ça ou on va tendre les bras devant et on sera bloqué. Quand on aura besoin d’être très dynamique comme ça, on ne va pas pouvoir y aller parce qu’il va nous manquer ces deux petits centimètres.

Voilà, donc je résume même si j’ai été long.

Premier point, la longueur du pied, la largeur à l’avant-pied, la flexion de cheville avec le tibia comme on a vu sur la vidéo. Et déjà, si vous arrivez à trouver une chaussure qui répond à ces trois aspects, déjà ça va révolutionner votre manière de skier ou d’appréhender le ski et passer au niveau supérieur.

Voilà, j’espère que ça vous a plu.

À la prochaine.

Bye bye.


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