BOOT-FITTING : L’histoire d’une invention 1/3

Note : cet article est une traduction de l’article Putting the boot to the Europeans – Part 1 de David MacPhail. C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !

Après la fin de la saison de Coupe du Monde 1979-1980 Podborski est venu à Whistler afin que je puisse préparer ses nouvelles chaussures de ski pour la saison suivante. C’était une pratique courante avec les coureurs avec lesquels je travaillais pour apporter des modifications a une paire de nouvelles chaussures ou de changer de marque ou de modèle juste après la fin de la saison de compétition. C’est plus facile pour le coureur de s’adapter aux changements lorsque l’entrainement continue. Une pratique courante était aussi de ne jamais modifier les chaussures de l’année précédente, comme ça, en cas de problèmes avec les nouvelles chaussures les coureurs pouvaient retourner à leurs anciennes chaussures.

Avant même que Podborski arrive à Whistler je lui avais recommandé de passer des chaussures Dynafit avec lesquelles il avait remporté une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Lake Placid aux chaussures Lange. En dépit de leur succès dans les épreuves techniques, aucun concurrent masculin n’avait jamais gagné une course en descente en portant des chaussures de ski Lange. Et à ce stade, aucun non-européen n’avait jamais remporté le titre de Coupe du Monde de descente. Pod était naturellement inquiet de changer quelque chose qui avait marché pour lui. Mais je persistais. Il m’a demandé si je pouvais garantir qu’il serait meilleur dans les Lange. J’ai pris une profonde inspiration, puis avec confiance je lui ai dit, « Oui ». La pression était là.

Depuis 1977 environ, je m’étais retrouvé à m’écarter de plus en plus de l’approche conventionnelle qui disait de bloquer les bords du pied contre les faces intérieures de la coque de la chaussure en plastique avec du rembourrage afin de “soutenir la cheville”. Au lieu de rajouter du rembourrage dans le chausson, comme il était courant de faire, je faisais des “rembourrage-ectomies” : en coupant les chaussons et en enlevant du rembourrage.

Au début, je faisais cela pour essayer de rendre les chaussures plus confortables. Comme je devenais de plus en plus habile en “chirurgie du chaussons”, je suis devenu meilleur à rendre les chaussures confortables, quelque chose de contradictoire de nos jours. Quelque chose d’intéressant est arrivé. Les gens ont commencé à me dire qu’ils skiaient mieux. Cela m’a fait penser que peut-être l’idée de soutenir le pied en créant ce qui équivaut à une attèle orthopédique avec du rembourrage sur l’intérieur de la coque en plastique était tout simplement incorrect.

Rapidement, je ne faisais pas que simplement retirer le rembourrage de l’intérieur du chausson, mais je coupais des morceaux et je déformais en étirant les coques pour faire de la place pour que le pied puisse se mettre dans sa position chargée naturelle. En effet, je ne “soutenais pas la cheville”, exactement le contraire de ce que tout le monde faisait. Mais comme je faisais plus de place pour le pied un nouveau problème a commencé à émerger; l’ajustement de la chaussure de ski devenait de plus en plus lâche, au point que le pied flottait à l’intérieur de la coque sous certaines conditions. Cela n’était pas une bonne chose.

Un jour, alors que je remontais la montagne de Whistler sur un vieux télésiège 2 places rouge, mon ski extérieur a glissé du repose-pied et a chuté dans les airs. Quand, la chaussure attaché au ski dans le vide, j’ai senti mon coup de pied sauter et remonter frapper le haut de la languette et l’intérieur de la coque. J’ai aussi senti une brève contraction musculaire au niveau du genou. Il semblait qu’il y avait plusieurs centimètres d’espace libre entre le haut de mon pied et l’intérieur de la coque de la chaussure. J’ai laissé délibérément mon pied se décoller de la semelle de fond de coque et retomber dessus environ 10 fois de plus. Plus je le faisais et plus il était évident que la raison pour laquelle mon pied semblait être « lâche » dans ma chaussure de ski était que la partie de languette au dessus de mon coups de pied ne mettait presque pas de pression sur mon pied.

Quand je suis rentré, j’ai défait les crochets du collier de ma chaussure, saisit la partie en contact avec le tibia de ma languette et essayé de la pousser de haut en bas. c’était incroyable. Il semblait que je pouvais déplacer la languette de haut en bas sur mon coup de pied d’environ 2,5 centimètres. Et avec les crochets de l’avant-pied fermement serrés. Dans les semaines qui ont suivies j’ai essayé le test de la pression de de languette avec d’autres skieurs et j’ai obtenu des résultats similaires. Il devait y avoir une meilleure façon de sécuriser le pied au ski avec la chaussure. Mais comment ?

……. à suivre.

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